Pour comprendre le fil d’Ariane de mon défi “1 image, 1 histoire”, commencez par lire la genèse de l’aventurePourquoi je vais vous raconter 52 histoires avec une photo, à raison d’une par semaine pendant 1 an. 52 photos, 52 histoires pour vous raconter mes 20 ans de voyages. 52 semaines pour parler de la photo de voyage et de l’importance des photos dans la vie de chacun d’entre nous. Vous aimez les histoires ? Vous aimez la photo ? Je publierai, chaque semaine, une photo avec le récit correspondant d’un souvenir de voyage ! Nos souvenirs sont trop beaux pour rester au fond d’un placard ! Alors vous aussi, dépoussiérez vos photos. Si vous faites des images, c’est pour les faire vivre !

Episode 16/52

Défi photo  – Bangkok

Défi photo Bangkok

19 millions d’habitants (28% de la population du pays) en font l’une des plus grandes mégapoles du monde. Étonnamment, son nom diffère selon qu’on soit étranger ou sujet du royaume dont elle est la capitale (*). Les premiers l’appellent « Bangkok » en rapport à la « terre inondable de roseaux » ou elle fut construite mais son vrai nom est, en entier, le plus long nom toponymique du monde : « Krung Thep mahanakhon amon rattanakosin mahintara ayuthaya mahadilok phop noppharat ratchathani burirom udomratchaniwet mahasathan amon piman awatan sathit sakkathattiya witsanukam prast »… Traduisez « Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l’énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn »…

Bangkok (puisque seuls les Thaïs l’appellent Krung Thep…) est construite sur la plus importante rivière exclusivement Thaïlandaise : la Chao Phraya. Ses eaux tumultueuses nourrissent un immense réseau d’irrigation des rizières à travers tout le royaume et son cours reste, malgré un fabuleux développement des infrastructures routières et ferroviaires, l’une des plus importantes voies de commerce et de transport du pays. Sa partie urbaine et les khlongs (canaux) qu’elle alimente sont d’ailleurs une alternative des plus agréables (et des plus économiques) au trafic urbain constamment surchargé. Navettes fluviales, bateaux taxis et bacs s’y croisent tout au long du jour entre une multitude d’autres jonques, barges, péniches et embarcations de toutes sortes et de toutes tailles.

Le XXIème siècle est résolument présent dans la capitale Thaïlandaise. La Chao Phraya s’y inscrit naturellement dans l’époustouflante modernité du paysage urbain où grattes-ciel, ponts et skytrain se bousculent sur les berges. Les voyageurs peuvent aisément s’imaginer passagers d’un voyage dans le temps quand, quittant la fourmillante mégapole, ils embarquent vers le Nord pour rejoindre la paisible Ayutthaya et les splendeurs de l’ancienne capitale du Royaume de Siam

Pour l’heure, le soleil est couchant… La nuit peut être blanche dans la jungle urbaine de certains quartiers de  Bangkok mais les reflets de la vie nocturne, s’ils peuvent en effleurer la surface, ne pourront sans doute jamais pénétrer l’obscurité des flots de la Chao Phraya. La navigation s’y arrête, comme chaque soir, laissant la place aux rêves, d’un ailleurs, dans l’espace et le temps…

Amoureuse de Bangkok depuis de longues années, j’ignorais cependant cette différence d’appellation jusqu’à la rédaction de ce texte et je ne résiste donc pas au plaisir, pour finir cet article sur une rivière calligraphique de toute beauté, de vous donner le nom de cette ville dans sa langue d’origine

« กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ »

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